Tous ensemble pour leur foutre au cul

Alors que la course aux présidentielles est désormais lancée depuis un petit moment, un nouveau concurrent vient d’entrer en jeu : Eric Cantona, « King Eric » pour les intimes.

Imagine, on est à la 89ème minute, les deux équipes sont au coude à coude, le coach choisit de faire rentrer Eric. Dès son premier ballon, il est déterminant, il dribble la moitié du terrain, joue en « une-deux » avec Augustin Legrand (avant-centre atypique doté d’une vision du jeu hors-norme) et s’en va marquer le but de la victoire d’une superbe pichenette en lucarne. Il regarde dans les yeux le public qui l’acclame, c’est le roi, on est champion et on gagne la coupe… Bon OK, tu n’aimes pas le foot et c’est quasiment du déjà vu (petit cadeau juste en dessous) mais en politique, il faut aussi savoir jouer.

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Partiels, partiels, partiels …

Entre deux cafés dans une bibliothèque où on ne se sent pas tellement chez soi. Noël est passé. Le bide plein, les cadeaux entre les mains et ce vieux relan nauséabond dans le fond de ma conscience : la rentrée, c’est demain. Ou presque. On s’habille de plein de bonnes volontés. La voiture est garée. Le frigo vide, les tiroirs pleins de cours désespéremment triés dans l’attente d’une main salvatrice qui viendrait retirer cette pellicule de poussière que le temps a posé là. Timidement. Demain, demain. Le temps de s’allonger, de se remémorrer ces quelques morceax de souvenirs qui entourent une famille décomposée par la distance et par les années (ou pas). On met un réveil, pour bien faire, on se couche pas trop tard, pour bien faire aussi. Pourtant le sommeil ne vient pas,x on reste là, prostré dans son lit devant une série quelconque dénichée entre trois clics peu convaincus. Et puis, au fond, on sait très bien qu’on n’y arrivera pas et qu’on n’a qu’une envie. Ne pas y penser.

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L’hiver a posé son manteau

La France parle aux français, Poitiers parle aux pictaviens.

L’hiver a posé son manteau. Il est blanc, grisâtre, brillant, étincelant. Poitiers la belle croule sous le gel et le verglas. Déjà les premières glissades de femmes en fin de vie et les premiers virages chaloupés de Renault 5 aux phares d’un jaune grinçant retentissent dans la contrée. Le clairon sonne l’alerte rouge dans la cuvette pictavienne tel un bison au galop, pas très futé. Les raclettes de pare-brises, les sots d’eau bouillante et les vessies chaudes tournent à foison.

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