Soyons fous, rêvons

Chère lectrice, cher lecteur,

Voilà maintenant trois semaines que tu nous lis, régulièrement ou non. Si je t’adresse cette petite lettre, c’est bien pour te parler de moi, de nous, de tout ce bazar que nous avons crée un 23 décembre comme les autres. Faire un bilan, une brève conclusion de ce qui a été fait ici et qui t’as plus. Ou non.

Tu as pu le constater : tout n’est pas parfait. Certains angles sont mal négociés, certains sujets mériteraient d’être mieux travaillés. J’en suis conscient et c’est aussi pour cette raison que je t’appelle, encore, à réagir, à apporter ton point de vue, ton avis. Il nous est important, il contribue à notre progression. Progression. C’est bien là le fond du message que je t’adresse.

D’une troisième année dans la rédaction sportive de la Nouvelle République à la couverture duFestival International des Ecoles de Cinéma, en passant par Campus en Festival, mon curriculum vitae se résume très vite à quelques expériences enrichissantes et exceptionnelles mais jamais assez nombreuses. La Gueule de Bois est, comme tu peux le remarquer, une entreprise inédite dans mon parcours professionnel et personnel. Comme pour tous les camarades qui me suivent dans cette entreprise.

Je m’atèle donc à progresser. Et c’est à ton contact, au contact de notre indépendance et de cette initiative que j’apprends, tous les jours. Lorsque nous avons imaginé cette aventure, avec Käsper, je ne pense pas que nous pouvions réellement prévoir ce qu’il en adviendrait. Et il m’est toujours difficile de savoir vers où nous allons aujourd’hui.

Vois-tu, qu’importe le message, qu’importe la forme qu’il prend, c’est bien l’information, la manière la plus agréable ou adaptée de la transmettre et la partager avec toi qui m’intéresse vraiment. Mais des sportifs de haut niveau aux acteurs et réalisateurs que j’ai pu rencontré, en passant par quelques musiciens et artistes en tout genre, j’ai très vite appris qu’il n’y avait pas de faux sujet : c’est bien la diversité de ces rencontres et l’histoire que partagent ces personnes qui rend ce métier si intéressant. Un journalisme généreux, utile, ouvert.

La Gueule de Bois est pour moi (et pour la majorité de l’équipe) une manière simple de s’exprimer, de réagir. Et d’avancer, donc. Se confronter à la réalité de ce milieu que je côtoie encore en tant qu’amateur. En se plongeant dans les Rencontres Henri Langlois qui ont eu lieu à Poitiers au début du mois de Décembre, j’ai compris la force de l’internet, ses possibilités (ses dangers aussi) : malgré la qualité de nos articles, il manquait l’interactivité, la diversité des supports photos et vidéos, des angles et des formats. Des idées plein la tête, des projets, des points de vue. Ce fut surtout une révélation : être capable de transformer cette peur de l’ignorance en une formidable machine à découvertes, savoir s’ouvrir à ce qu’on ne connaît pas, trouver la force nécessaire à braver l’inconnu pour simplement dire « Bonjour, j’aimerai connaître votre histoire ».

Vois-tu, lecteur, lectrice, cette petite mise au point me permet de te dire : ne t’inquiète pas, nous allons avancer, corriger et surtout : nous avons énormément à te proposer. L’aventure, ici, ne fait que commencer et nous continuons d’apprendre : trouver des sujets, coordonner des avis différents, satisfaire chaque rédacteur, gérer un groupe, allier le bon et le moins bon. Cette initiative nous rend indépendant et responsables de nos propos. C’est une réelle et terrifiante prise de conscience.

En découvrant dans ma boite mail l’appel à candidature de France Ô pour la couverture du Festival International du Film documentaire Océanien (FIFO) qui aura lieu du 6 au 12 février prochain, je me suis surpris à rêver de cette immersion dans ce monde artistique et culturel si éloigné de notre petit quotidien poitevin. J’imaginais déjà les multiples rencontres exceptionnelles que je ferais. J’écoutais les dizaines de témoignages uniques de passionnés, d’artistes, de réalisateurs, de monteurs. Je me voyais, caméra au point, un appareil photo entre les mains, parcourir les ruelles et les plages de Tahiti à l’aveuglette, innocent. Toujours se laisser surprendre par l’environnement, par des rencontres inopportunes. Vois-tu, je n’ai nullement la prétention d’être un expert. Mais s’il y a une chose que mes quelques expériences professionnelles m’ont appris (au delà d’enseignements techniques, évidemment), c’est qu’il n’y a pas un profil, un stéréotype du journalisme parfait, mais seulement une passion : celle de toujours s’intéresser, d’être intéressé et de se laisser intéresser.

Voilà la deuxième tenant de mon message. Ne te sens pas manipulé, lecteur, lectrice. Si dans cette lettre, en répondant également à l’appel lancé par France Ô, tu te sens trahi, alors je m’en excuse. Mais dis-toi qu’en me laissant la liberté de rédiger ma lettre de motivation comme je l’entends, France Ô m’a aussi donné l’occasion de sortir des clivages habituels, de t’expliquer de la plus simple et humble des manières, ce petit bout de chemin de vie qui toi et moi m’ont amené ici et qui, peut-être, m’offrira ce billet pour l’Océanie.

Je profiterai donc de ce petit mot pour t’inviter avec moi, avec nous, dans cette aventure de chaque jour et te donnerai un simple conseil, à appliquer chez toi, dans ta vie de tous les jours et avec nous, ici. Lecteur, lectrice : soyons fou, rêvons.

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