Dans le désert de la BUSHA

Tandis que les vacanciers s’entassent comme de vulgaires insectes sur les autoroutes et les péages, que les touristes fluctuent de la crème solaire plein la ganache, quelques irréductibles ont choisi de résister. Pour nous. Pour l’Université. Pour Poitiers tout entier.

Oui, je te trouve mignon avec ton look de scaphandrier sur ton téléphérique d’un acier revigorant. Oui, je te trouve magnifique, toi, jeune vierge courant nu pieds les grandes étendues de sables en plein mois de février. Car, c’est vrai, la température n’est plus de saison (« Y a plus de saisons ! » Marcel, 15h30 au PMU) et on aime à se croire en été dès qu’un rayon de soleil transperce notre velux tout neuf. Mais, nous, nous… Nous sommes encore une bonne demi-douzaine à brandir l’étendard du travail et du sérieux dans la Bibliothèque Universitaire de la rue des Carmélites. Et nous ne lâcherons pas. « Pas de vacances pour les vrais gars ! » Tu connais le slogan. Dans le désert de la BUSHA, pas un bruit, pas même un sourire. Seulement du courage et de l’abnégation. Ah Si… Il y a bien cette dame en embonpoint aux talons assourdissants mais ils ont malencontreusement fait la rencontre de mon pied droit.

Et pendant ce temps…

Pendant ce temps, si beau soit-il, tu t’acharnes à dévaler les pentes raides sur des morceaux de bois ou bien tu te balades en bermuda, chaussettes dans les sandales, le long de la côte dans le Pas-De-Calais. Et tu arrives à trouver le temps de t’incruster sur les réseaux sociaux et de nous gratifier de quelques clichés pris, de ta fenêtre, avec une dextérité que même Marc Dorcel pourrait t’envier… Tu n’as aucun respect. Je crois même que tu le fais exprès. Les vacances, c’est bien, c’est beau, ça détend… Mais nous, tu nous stresses. Et pour ça, un comité de soutien aux Bushites et Bushattes (on n’a pas trouvé mieux) est en train de s’organiser. Un premier vote vient d’ailleurs d’élire un spécialiste de l’entretien, très tactile, en tant que suprême représentant. Il sera secondé par l’homme qui s’occupe de la photocopieuse et dont le regard est insoutenable (on ne peut pas dire son nom en public, question de sécurité). L’heure est à la résistance mes amis. J’appelle tous les étudiants pictaviens qui sont rentrés chez leur mère, ou qui n’en ont pas, à rejoindre notre cause. Nous avons déjà plus de forces que tout un village de consanguins vendéens, sachez-le. Nous venons même de recevoir un message de soutien de Bernard-Henri Lévy, en retraite à Jérusalem.
La Révolution est en marche.

Alors, espèce de pourceau d’Épicure, de déjection d’hédoniste, de nihiliste de mes deux, je te donne un conseil : savoures bien ton vin chaud ou ton jus de goyave parce qu’il pourrait être le dernier.

Bref, tout ça pour dire que la BUSHA est ouverte pendant les vacances de 9h à 17h et que ça, c’est du scoop.

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