Que Dieu vous pardonne

« Que Dieu vous pardonne, vous tuez légalement un homme innocent »

Ces mots furent les derniers de Troy Davis exécuté le 21 septembre 2011 à Jackson en Géorgie. Accusé en 1989 et condamné à mort en 1991 pour le meurtre du policier Mark MacPhail tué par balle sur un parking de Savannah en Géorgie. Il avait déjà échappé à trois exécutions grâce à de nombreux recours judiciaires évoquant les doutes qui pesaient sur les témoignages du procès. En effet, neuf citoyens avaient témoigné contre le dit « meurtrier ». Quelques années après, sept d’entre eux se retirèrent, un évènement sans précèdent dans un procès américain, tous avouant qu’ils furent mis sous pression par la police locale qui jurèrent de les inculper à leur tour pour complicité de meurtre. Oh Géorgie ! Symbole d’une justice en noir et blanc, toi qui à vu interdire un artiste comme Ray Charles se produire dans ton si bel Etat confédéré. Oh Géorgie ! Toi qui à jugé un citoyen en tant qu’afro et non qu’américain. Je te plains car jamais tu n’apprendras de ton passé. Toi, qui avec 37 de tes semblables rendent l’injection létale en injection légale…

C’est surement cela l’American Dream où tout est possible mais surtout où tout est permis. Cette barbarie en est un symbole bien plus éloquent que mes mots ne le seront jamais. Ah ! Qu’ils sont beaux nos fières paons américains qui partent en véritables gendarmes du monde combattre le terrorisme. Mais n’est-ce pas cela le terrorisme ? Tuer un homme innocent sans preuves tangibles. Je n’y vois aucune différence et certainement pas un soupçon de tolérance. Mais où est-il le super héros de 2008 ? Le superman au « Yes we can » ? Mister OBAMA, celui qui soulève les foules à chaque discours. Il a décidé du haut de sa noble sagesse, qui n’appartenait pas au président et je le cite : « de peser sur des affaires spécifiques comme celle-ci, qui est une procédure d’État fédéré ». Fin calcul politique à l’approche des élections de 2012. Après tout, qu’est-ce qu’une vie humaine ? En comparaison de centaines de millions de voix américaines. Sans prendre position, il est certain que personne ne peut vous en vouloir d’assassiner un citoyen innocent.

Mais alors commence Outre-Atlantique le bal des hypocrites ! Nous aussi français avons un gouvernement de fins calculateurs. Pour ne pas fâcher le grand-frère Sam et quand même s’indigner devant une telle injustice, le ministre des affaires étrangères a dit « regretter » l’exécution en avouant : « Nous déplorons vivement que les appels à la clémence n’aient pas été entendus ». Quel plus bel exemple du maniement de la langue de bois que celui-ci ? J’accuse ces gouvernements de manipulation de millions de personnes pour l’avidité de quelques uns en laissant un homme mourrir parce qu’il fallait un coupable. En laissant son ambition plutôt que ses idéaux parler à notre place. Les États-Unis exécutent et exécutent mais se rendent coupable des mêmes crimes qu’ils jugent inacceptables…

Monsieur Hermin

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