Putain, j’ai la gueule de bois !

Déshinibés. Ne le sommes nous pas tous ? La société, l’économie, la politique, notre ville, notre vie : nous passons constamment d’un état de plaisir intense à celui d’un retour à la réalité. Relater la chute parfois rude est une occasion de décrire notre société faussement fêtarde.

L’idée est apparu la première fois autour d’un cours soporifique avec Käsper. Le journalisme ? Milieu professionnel en crise, bouffé par la consensualité, par la cécité médiatique et par la banalité de ses profils. La presse papier décline, le web s’immobilise dans nos vies. Taper un grand coup ? Non, sûrement trop prétentieux. Mais s’amuser, oui. Prendre conscience que nous sommes dans un virage et qu’il sera bientôt à nous d’influer sur tel ou tel domaine de la vie. Il fallait commencer, se lancer, quelque part, prendre la relève, s’établir comme la nouvelle génération. Une génération innovante, rafraichissante (ou non).Etudiants, fêtards, pourquoi ne pas parler de ce que nous connaissons tous : la gueule de bois.

D’un concept festif à un état universel

Nous tenions le principe. Débordant sur les paroles devenues inaudibles de notre professeur en indigestion pédagogique, je devinais l’extase de partager l’histoire de nos soirées dans un second degré amusant et une autocritique flagrante. Conseils pour éviter les mauvaises surprises le lendemain, photographies, programmes des bars, des soirées, les idées fusaient rapidement. Tapper dans le monde de la nuit, sur ce que les gens font quand ils boivent, profiter de cet état second pour faire du social rédactionnel.

Et si le « jeune » dans sa folie du « jeudi soir » n’était-il pas le représentant d’un monde en proie à la déshinibition ? En somme, la comparaison est (déjà) décalée (mais intéressante). N’avait-il pas profité lui aussi des joies de la vie afin sans se soucier des conséquences de ses actes ? N’avait-il pas consumé jusqu’à son dernier souffle dans son idéal de bonheur ? Si l’argent inonde autant nos politiques que l’alcool nos soirées comment ne peut-on pas envisager que pour ces gens-là aussi, le réveil sera rude ? Et si le réveil, c’était maintenant ?

Pluralité des compétences, des connaissances, des points de vue

Le projet mûrissait. Quelques amis vinrent se greffer dessus pour qu’à plusieurs nous puissions regrouper tous les penchants (ou presque) de la vie et de la société : politique, média, information locale, économique, gestion, administration, mode, culture, musique. L’objectif devint alors pour nous de s’exprimer de la plus simple des manières, sans attente particulière, sans ambition aucune. Chacun indépendant dans notre manière d’écrire et de concevoir nos sujets, nous avions comme unique point commun le caractère décalé du message : informer là où peu auraient l’idée d’informer afin d’enfoncer le clou là où ça fait mal comme de soulever des questions et des approches nouvelles.

Au delà de cette passion des grands sujets (qui souvent nous révoltent) de la politique mondiale, la Gueule de bois est bien Poitevine, Pictavienne. Au delà du programme festif que nous tenterons de tenir, afin de mettre en avant les proches (ou non), le milieu associatif, culturel, les soirées, les bars qui méritent le détour, les festivals, les sorties (jamais assez mises en avant), Poitiers rend possible une analyse à plus petite échelle des réalités sociales, politiques et économiques de phénomènes plus grands. Il y aura de tout pour tous les gouts et pour tout le monde, ce au grès de notre imagination et de l’actualité.

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